Avec les mauvais chiffres de la sécurité routière et le coût élevé des réparations, l’assurance auto proposera probablement des tarifs à la hausse en 2017.

Pourquoi les primes d’assurance auto vont augmenter en 2017 ?

Le montant des cotisations en assurance auto vont connaître en 2017 une hausse pouvant varier entre 1,5% et 2%. A l’origine de ce phénomène, il existe deux facteurs majeurs : les mauvais résultats de la sécurité routière et le coût des réparations automobiles. La loi Hamon devrait toutefois réguler ce phénomène.

Le calcul des cotisations

En 2015 et en 2016, les primes d’assurance auto n’avaient connu qu’une hausse modérée, à hauteur de 0,5%. Le calcul des montants annuels de cotisation se fait sur la base de plusieurs données :

  • La fiscalité de la compagnie d’assurance

  • Les frais commerciaux

  • Le coût de gestion des sinistres

  • La marge de l’assureur

  • La prime elle-même

Ce dernier élément représente l’essentiel des cotisations annuelles des conducteurs. Elle est personnalisée et correspond aux spécificités des situations de chacun : lieu d’habitation (urbain, rural, zone à risque…), densité de circulation, usage du véhicule (quotidien ou occasionnel), kilométrage, marque, couleur, lieu de garage…

Les attentes du conducteur et la solidité de son dossier constituent également des critères d’importance. Les organismes d’assurance accorderont bien évidemment de meilleures primes d’assurance auto à un profil plus sécurisant qu’un autre, considéré plus à risques.

Le coût des réparations automobiles

En 2016, le nombre d’accidents graves ou mortels sur les routes a considérablement augmenté (cliquez ici pour plus d’informations). Par voie de conséquence, les indemnisations ont suivi ce mouvement de hausse. Les tribunaux octroient des montants de plus en plus importants : certains accidents peuvent réclamer 11 millions d’euros d’indemnisations.

En outre, le prix des réparations automobiles a augmenté au cours de l’année 2016, avec une hausse moyenne de 3,5%. Les seules pièces détachées ont coûté 2% plus cher. Ces chiffres sont plus élevés que ceux de l’inflation, elle-même étant d’un niveau de 0,7% ! La première conséquence de ces résultats, c’est l’incapacité pour plus d’un tiers des français de réaliser leur contrôle technique dans les temps.

Les fabricants de pièces détachées possèdent un véritable monopole en France, qui représente près de 70% des ventes. Le prix des pièces de rechange n’a cessé d’augmenter dans l’Hexagone depuis une douzaine d’années, ce qui correspond à une évolution qui va à l’inverse de toutes les tendances européennes.

Face à cette réalité, l’autorité de la concurrence a lancé un appel à la libéralisation des marchés du secteur. Cette demande de mutation progressive devrait à long terme permettre de diminuer le coût des réparations automobiles, et alléger le poids de ces dernières sur le montant des primes d’assurance auto.

Quel est l’impact de la loi Hamon ?

La publication de la loi relative à la consommation entrée en vigueur en janvier 2015, dite « loi Hamon », explique également le probable phénomène d’augmentation des tarifs en 2017. L’objectif de cette loi étant de renforcer les droits des consommateurs, elle permet aux assurés de pouvoir changer de contrats dès qu’ils le souhaitent à partir d’un an d’ancienneté (visitez ce lien pour en savoir plus).

Cette flexibilité destinée aux adhérents a renforcé la concurrence qui régnait déjà sur les marchés de l’assurance auto. D’autant que les conducteurs connaissent désormais très bien leurs nouveaux droits et n’hésitent pas à résilier leur abonnement dès qu’il le peuvent. Certaines compagnies ont déjà entrepris de stabiliser voire de diminuer leurs tarifs.

L’existence de cette loi permettra donc de réguler les prix. Si les tarifs risquent fort d’augmenter en 2017, cette hausse sera contenue et mesurée. La persistance d’un concurrence permanente va maintenir la nécessité pour les organismes assureurs de contrôler les montants qu’ils appliqueront à leurs offres. Elle risque donc davantage de toucher les nouveaux clients, plutôt que les adhérents déjà bénéficiaires d’un contrat.