Depuis le 1er janvier, chaque entreprise doit proposer une couverture complémentaire santé à ses employés, en complément des garanties de base d’assurance maladie de la Sécurité sociale.

L’entrepreneur choisit librement l’assureur, en fonction de ce qu’il veut proposer aux employés et des tarifs offerts.
Il y a certaines prestations que ces « Mutuelles » doivent obligatoirement proposer. Ainsi, elles doivent proposer la prise en charge d’une partie de la consultation d’un professionnel de santé ( les frais non remboursés par la Sécurité sociale ), les journées et nuits passées à l’hôpital ( remboursées à 100%, sans limite de temps ni de montant, mais attention au surplus « chambre individuelle » ), les frais optiques: de 100 à 200 euros sur des verres de lunettes tous les deux ans ( si la vue du salarié évolue, il bénéficie alors d’un nouveau remboursement pour d’autres verres). A noter que les enfants de l’assuré ont également droit à cette garantie sur une paire de lunettes par an. Dernier élément qui doit être « couvert »: les soins dentaires concernant les prothèses et l’orthodontie. Leur remboursement est fixé à 125% du tarif fixé par la Sécurité sociale. C’est-à-dire que si la Sécurité sociale rembourse 100 euros de frais, la complémentaire santé y ajoute 25 euros. ( mais généralement, le remboursement est très peu conséquent ).

De ce fait, certaines entreprises ne proposent qu’à leurs employés, les prestations minimales des Complémentaires Santé. L’employé doit alors souscrire un autre contrat pour être mieux remboursé ou passer par une sur-complémentaire santé. Cette dernière peut prendre en charge les dépenses comme les dépassements d’honoraires, notamment dans le cadre de consultations hors parcours de soins, ou propose des renforts sur des postes tels que l’hospitalisation, l’optique ou le dentaire, et notamment l’orthodontie. Elle peut également prendre en charge les vaccins ou les cures thermales.
Une complémentaire santé n’est pas obligatoirement très onéreuse si l’on cible réellement les postes à renforcer. Et si vous optez pur une adhésion, penser à vérifier que le contrat proposé est bien celui d’une sur-complémentaire et non d’une complémentaire santé classique.