LOS ANGELES–()–Aujourd’hui, UNITE HERE Local 11, le syndicat des travailleurs du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, en Californie du Sud, a publié une fiche d’évaluation des normes de travail pour les employés des principaux stades de football de Los Angeles. Cette cote intervient avant l’annonce par la Fédération internationale de Football Association (« FIFA »), prévue pour le 16 juin 2022, des villes et des stades sélectionnés pour la Coupe du monde 2026.

Local 11 a évalué chaque stade en fonction de huit critères clés sur les normes du travail pour les employés des concessions et des zones premium dans les stades de Los Angeles, notamment en matière de : santé et sécurité, sécurité de l’emploi, avantages sociaux, protection contre les retenues de salaire, sensibilisation à la diversité, protection contre les mesures disciplinaires injustes, voix des employés, et protection des travailleurs immigrés. Pour chaque critère, le stade recevait 1 point dès lors que, sur la base des informations disponibles, l’employeur avait mis en place un accord exécutoire avec les représentants des travailleurs.

Le SoFi Stadium, site potentiel de la Coupe du monde, a reçu 8 points sur 8 et un « A », la note maximale. Les employés syndiqués y bénéficient en effet d’engagements exécutoires en matière de formation à la santé et à la sécurité, de soins de santé abordables, d’accès à des services juridiques et à une formation professionnelle à faible coût, de protection contre les licenciements arbitraires et les retenues de salaire, et d’un accès illimité aux représentants syndicaux.

En revanche, le Rose Bowl, un site non syndiqué également pris en considération par la FIFA, a reçu 0 point sur 8 et une cote « F ». Le Rose Bowl fait appel à des bénévoles non rémunérés pour tenir ses stands de concession, alors que, dans d’autres stades de la région, le même travail serait réalisé par des travailleurs rémunérés sur lesquels repose le revenu familial. Les bénévoles et les travailleurs employés par Levy Restaurants, le concessionnaire d’exploitation du Rose Bowl, n’ont pas non plus accès au même plan de soins de santé abordable, aux mêmes droits en matière de sécurité de l’emploi, aux mêmes protections pour les travailleurs immigrés, aux mêmes mécanismes de sécurité, aux mêmes engagements de non-discrimination, ni au même soutien à la formation pour les communautés sous-représentées, que les autres travailleurs du stade bénéficiant de conventions collectives. De plus, le personnel du Rose Bowl, employé par Levy ne jouit d’aucune représentation syndicale sur le lieu de travail, ni des protections essentielles qui leur permettraient de se syndiquer librement.

Jusqu’ici, la FIFA ne s’est pas engagée à sélectionner des sites garantissant le droit de s’organiser librement pour les travailleurs, et où les normes d’emploi en vigueur sont respectées. En début d’année, Local 11 a déposé une plainte alléguant que la FIFA n’avait pas fait preuve de « la diligence raisonnable en matière de droits de l’homme » lors de sa sélection de sites à Los Angeles, en vue de la Coupe du monde 2026. Le syndicat a déposé sa plainte en Suisse, siège de la FIFA, auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (« OCDE »), un organisme international qui a établi des normes en matière de droits de l’homme et de conduite des affaires, pour les sociétés multinationales.

« Alors que la FIFA finalise ses sélections pour la Coupe du monde 2026, elle doit tenir compte des appels des travailleurs, et choisir des sites qui respectent les normes en vigueur et protègent les droits du personnel », déclare Kurt Petersen, co-président de Local 11. « Nous demandons instamment à la FIFA de se montrer à la hauteur de ses responsabilités en matière de droits de l’homme, et de veiller particulièrement à la tenue d’une Coupe du monde, où les travailleurs sont traités avec dignité et équité. »

UNITE HERE Local 11 est un syndicat représentant plus de 32 000 travailleurs du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, en Californie du Sud et en Arizona, qui travaillent dans des hôtels, des restaurants, des universités, des centres de congrès, et des aéroports.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.