Impossible de prendre ses distances lors des petites disputes conjugales. Le confinement n’a pas rendu service aux amoureux. Avec un peu de recul, on constate qu’un couple sur dix n’a pas tenu le choc. En revanche, pour certains, la quarantaine fut un ciment. Les Français ont vu leur vie de couple changer, que ce soit sur le plan intime ou au niveau de la complicité.

Une chute de l’activité sexuelle

Doit-on s’attendre à un prochain baby boom ? Peut-être pas… Une chute significative de l’activité sexuelle a été constatée. Durant le dernier mois de confinement, 44 % des Français affirment ne pas avoir eu de rapport. Toutefois, 26 % d’entre eux ont, au contraire, profité de cette période pour faire plus de sport sous la couette et découvrir des nouvelles facettes de leur sexualité pour tromper l’ennui, comme le bondage, les jeux de rôle avec de la lingerie sexy, etc.

Les ruptures dues au confinement

Rassurons-nous, une majorité des couples (60 %) affirme ne pas avoir subi de conséquence sur leur relation. Un tiers d’entre eux souligne le fait que la pandémie les a soudé davantage, alors qu’un couple sur dix sent, qu’au contraire, le confinement a eu un impact négatif sur leur relation. 11 % des Français désirent prendre du recul, voire quitter leur partenaire à l’issue de cette période de confinement. 4 % d’entre eux ont opté pour une séparation définitive. Ce sont généralement les jeunes couples, plus fragiles qui ont subi des dommages. Cependant, 88 % des interrogés seraient partants pour s’isoler avec le même partenaire en cas de nouveau confinement.

Le succès des sites et applis de rencontre

On observe une explosion de la fréquentation des sites et applications de rencontre, notamment chez les plus jeunes (70 %). Même si durant le confinement, les individus ne pouvaient pas se rencontrer, 54 % d’entre eux affirmaient être opérationnel pour un premier rendez-vous en vidéo. Bien que les couples puissent se former sur le web, ils peuvent également éclater : certaines personnes ont annoncé leur intention de rompre en visioconférence, c’est ce qu’on appelle plus communément le « Zumping« .

Le confinement a-t-il accéléré ce qui devait arriver ?

Un mal pour un bien, pourrait-on penser. La plupart des couples qui ont décidé de se séparer étaient déjà bancals, avant même le confinement. Certains paraissaient solides, mais la crise exacerbe les obstacles. On peut donc considérer le confinement comme un « accélérateur de couple ». Vivre enfermé à deux durant deux mois permet de mieux cerner la personne avec qui on partage nos sentiments. Certaines facettes de notre personnalité vont se dévoiler en un rien de temps. Si on ajoute à cela le stress de la situation, le fait de ne pas pouvoir décompresser en prenant du recul, il semble évident que la rupture approche à grand pas si les deux parties n’essaient pas d’améliorer leur communication. Par ailleurs, le fait de se voir 24h/24 va casser le désir rapidement, car il n’y a plus de mystère à entretenir, en ce qui concerne les jeunes couples. Pour les couples qui ont déjà passé la phase de « lune de miel », le confinement a pu être un facteur de solidarité, même si la charge mentale a mis à rude épreuve les nerfs des personnes, surtout en présence d’enfants à la maison.

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