Dans le cadre de la loi Alur, l’encadrement des loyers entrera en vigueur le 1er août à Paris. Tous les baux renouvelés ou nouvellement signés devront respecter le plafonnement de loyers définis dans les 80 quartiers parisiens. Cela ne sera pas sans effet sur le marché immobilier parisien.

L’objectif principal de cette loi : limiter les prix des loyers dans la capitale. Le loyer maximum sera calculé selon le quartier, le nombre de pièces dans le logement, la date de construction et si le logement est meublé ou non. A première vue, il s’agit d’une loi en faveur des locataires qui verront leur pouvoir d’achat augmenter. Néanmoins, tous les loyers ne vont pas être réajustés au 1er août mais uniquement en cas de renouvellement. Cette loi aura un impact plus important sur les petites surfaces qui enregistrent des prix élevés et offrent une bonne rentabilité locative aux propriétaires bailleurs.

La possibilité d’obtenir un complément de loyer

Ces derniers ne voient pas d’un bon oeil l’arrivée de cette loi à Paris. Bien que la loi Alur prévoit un complément de loyer lorsque le logement renferme une caractéristique particulière comme un jardin, un balcon, une rénovation particulière… Les propriétaires se sentent lésés avec un dispositif qui va faire baisser la rentabilité de leur investissement locatif. Lors de l’achat dans le cadre d’un dispositif d’incitation à l’investissement locatif comme la loi Pinel, les propriétaires acceptent la contrainte des plafonds de loyers car ils bénéficient d’une réduction d’impôt en échange du respect de cette loi. Lorsqu’un bailleur achète en logement neuf ou ancien, il souhaite rentabiliser son investissement qu’il a souvent anticipé via un outil de simulation en loi Pinel.

Des conséquences inattendues

L’autre conséquence sur le marché immobilier avec la loi sur l’encadrement des loyers concernera l’entretien des immeubles. En effet, des propriétaires inquiets annoncent déjà que la perte à gagner avec la réajustement des loyers, ne leur permettra plus d’entretenir ou rénover correctement leur bien. Pour d’autres, cela pourrait même freiner leurs envie d’investir dans l’immobilier locatif car une nouvelle contrainte entrave leur liberté de bailleurs.