Le mercredi 8 mars dernier, à la surprise générale, la Statue de la Liberté s’est éteinte pendant approximativement 1h30, suscitant l’imagination des internautes.

En effet, l’événement a eu lieu pendant la journée internationale des droits de la femme, vers 22h00. Twitter s’est retrouvé inondé de messages, les twittos clamant une action délibérée, notamment liée au mouvement #DayWithoutWoman. Le fait que seules la couronne et la torche soient restées allumées durant l’incident a amplifié le phénomène.

La deuxième grande hypothèse reste dans la veine de l’action anti-système, et concerne cette fois une  supposée action anti-trump. Pour d’autres encore, c’est du pareil au même, étant donné les propos douteux de Trump sur les femmes il y a peu.

Du bruit pour rien

La version officielle est beaucoup plus ennuyeuse. D’après un porte-parole du National Park Service, il s’agirait simplement d’une erreur, suite à laquelle un générateur de secours se serait allumé. Mis en place en prévention des dégâts de l’ouragan Sandy en 2012, l’incident n’aurait donc rien à voir avec une manifestation féministe ou anti-système.

Des standards à revoir

Mauvais point donc, pour les équipes de maintenance présentes sur place. Avec ses 4,5 millions de visiteurs à l’année, la Statue de la Liberté bénéficie d’installations haut de gamme, notamment d’un système de vidéo surveillance impressionnant et  d’un câblage sur-mesure qui permettent un contrôle absolu sur tout le site. Pas étonnant donc, de voir les théories les plus loufoques émerger sur les réseaux sociaux pendant que les principaux intéressés restent discrets.

Malgré ces déclarations, tout le monde n’a pas abandonné l’idée d’un coup préparé, allant jusqu’à supposer que le service d’entretien du parc est en partie responsable! De quoi sérieusement remettre en question l’instantanéité des réseaux sociaux lorsqu’il s’agit de vérifier une information.