Alors que la compagnie Ethiopian Airlines célébrait il y a quelques jours le premier anniversaire du crash du vol ET302, en rassemblant les proches des victimes pour une cérémonie sur les lieux de l’accident, profitons de ce moment pour réfléchir à la sécurité aérienne en Afrique et à l’international. Comme un dirigeant de l’industrie aéronautique l’indiquait récemment, la tolérance au risque n’est plus la même que celle d’il y a quarante ans.

avion decolle

Un niveau de sécurité inédit qui ne cesse de s’améliorer

L’année dernière, le crash de Lion Air suivi de celui d’Ethiopian Airlines, cinq mois plus tard, a suffi pour immobiliser tous les Boeing 737 Max 8. Le signal est clair : le niveau de sécurité des avions se doit d’être sans reproche. Lorsque l’on observe les chiffres, on comprend mieux cette affirmation. En 2018, il n’y a eu que 0,14 accident mortel par million de vols. Difficile d’améliorer une telle statistique. Et pourtant…

Les dirigeants des manufacturiers se voient dans l’obligation constante de revoir la sécurité des avions, du câblage à l’équipement électronique, et même jusqu’aux roulettes des chariots afin de protéger les passagers. Alors, bien que le taux d’accidents mortels ait baissé en moyenne de 9 % par an, ces trente dernières années, rien ne viendra ralentir la recherche pour améliorer la sécurité aérienne.

L’autonomisation des avions

L’augmentation constante du nombre d’avions dans le ciel oblige les industriels à autonomiser de plus en plus leurs avions. Afin d’éviter les accidents, le partage d’information entre tours de contrôle et appareils dans le ciel, revêt une importance de premier plan. La Commission européenne a même mis en place une réglementation qui obligera les centres européens de contrôle aérien de s’équiper de la technologie « Trajectoire 4D » d’ici 2025.

Mais cette digitalisation a ses risques. Aujourd’hui, on doit prendre en compte la cyber menace qui a d’ailleurs déjà conduit à des troubles significatifs du système. Bien que jusqu’à présent personne n’ait été mis en danger, cela ne signifie pas que ce ne pourrait pas être le cas dans le futur. C’est pourquoi la réglementation européenne, dédiée à la sécurité aérienne, va bientôt créer de nouvelles règles en tenant compte du danger de la cybercriminalité. L’OACI prévoit entre autres de séparer et isoler le réseau aérien, afin que le transfert d’informations entre les avions et les tours de contrôle soient sécurisés et à l’abri de toutes menaces externes.

On ne peut qu’imaginer les effets que l’arrivée des taxis volants et l’utilisation de l’intelligence artificielle aura sur la sécurité aérienne. Mais laissons ce sujet pour un jour prochain !

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