calendrier vaccinLors de campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait dit qu’il porterait à 11 le nombre de vaccins obligatoires. Cette promesse de campagne est aujourd’hui en vigueur et concerne les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Le calendrier vaccinal a été actualisé et crée la polémique. Manque d’information ou danger avéré, voici les questions qui se posent.

Le nombre d’injections a-t-il fortement augmenté ?

Depuis le début de l’année 2018, le nombre de vaccins obligatoires est passé de trois (diphtérie, tétanos et poliomyélite) à onze. Les huit vaccins qui étaient jusqu’à présent recommandés sont maintenant obligatoires. Parmi eux la coqueluche, le ROR (rougeole-oreillons-rubéole), l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C. Ces vaccins obligatoires pour les enfants représentent 10 injections sur deux ans grâce à la vaccination combinée. Il est à noter que 70% des enfants étaient déjà vaccinés de la sorte avant.

Existe-t-il un risque pour l’enfant ?

Les risques liés à la vaccination sont minimes. En revanche, les épidémies qui touchent actuellement la France est dangereux. Certaines maladies disparues reviennent. Ainsi ces dernières années, on dénombre 25 000 cas de rougeole et plus de 30 encéphalites. Les conséquences sont graves puisque 10 décès ont été enregistrés. Le manque de vaccination est la cause de ces épidémies meurtrières. Vacciner son enfant, c’est le protéger !

La mesure a-t-elle un prix ?

Les vaccins obligatoires sont pris en charge à 65% par l’Assurance maladie et à 35% par les mutuelles sauf le vaccin ROR qui est actuellement remboursé à 100% pour les mineurs par l’Assurance maladie. Les personnes qui n’ont pas de complémentaires santé peuvent d’adresser aux centres de vaccination et aux PMI pour faire vacciner leurs enfants gratuitement. Il est important de souligner que la prise en charge des maladies concernées est nettement plus coûteuse que la vaccination !

Que se passe-t-il pour les parents qui refusent la vaccination ?

C’est un fait, le nouveau calendrier vaccinal divise et beaucoup de parents s’opposent la vaccination de leur enfant. Sur ce point, la loi est claire. Aucune sanction ni amende ne sera appliquée aux parents qui ne vaccinent pas leurs enfants. En revanche pour ces derniers, la collectivité n’est pas accessible. Les enfants non vaccinés ne peuvent être scolarisés ! Pour rassurer les parents, les professionnels de la santé sont à leur disposition pour répondre à leurs questions mais aussi expliquer le but de la mesure de santé publique.