La préservation de l’environnement et une attitude de consommateur plus vertueux sont des notions qui commencent à trouver un écho auprès du grand public.

Bien qu’il reste énormément à faire, surtout lorsque l’on constate les décharges sauvages et la quantité de plastique déversé dans nos océans, on constate une prise de conscience généralisée. Celle-ci est plus marquée dans la catégorie socio-culturelle que les médias appellent les « jeunes ». Comme si, soit dit en passant, les plus anciens d’entre nous n’étaient pas concernés par le sujet. Pourtant, il y a quelques temps on ne prenait pas l’avion pour faire un week-end à Barcelone ou à Rome, cela coûtait trop cher. Les « jeunes » le font sans se poser de questions sur l’impact carbone que cela produit sur la planète…

Parfois, il existe des contradictions que les journalistes et politiques n’osent pas pointer pour ne pas perdre de lecteurs ou des électeurs potentiels. Il semblerait qu’actuellement la jeunesse soit la cible et que le bien-être de la planète soit le thème qui peut le mieux les accrocher.

Cette appétence pour l’écologie de la part de notre jeunesse n’a pas échappé à la grande distribution, qui commence à changer ses stratégies marketing et publicitaires.

Prospectus et catalogues digitaux

Quel moyen utilisent les jeunes pour s’informer de nos jours ? Réponse facile : le smartphone. Ils sont de plus en plus nombreux à consulter leur téléphone portable pour avoir accès à l’information.

La grande distribution commence donc à évoluer avec les modes de consommation, principalement chez les jeunes urbains. Plutôt que d’inonder les boîtes aux lettres des villes de catalogues et prospectus, les distributeurs se tournent vers le digital. C’est l’option que la chaîne Aldi a choisi pour faire la promotion de ses produits et faire bénéficier à ses clients des meilleures offres.

aldi ecologie grande distributionProcéder de la sorte permet à la grande distribution de toucher un tout nouveau public et aussi de faire de grandes économies sur le budget publicitaire. Une campagne de pub digitale peut coûter jusqu’à dix fois moins cher qu’une campagne papier et elle permet de voir les retours beaucoup plus facilement et de mieux cibler les besoins de la clientèle.

Outre les catalogues et prospectus en ligne, le recours à la publicité géolocalisée sur mobile et la publicité personnalisée sur internet permettent aussi d’obtenir de bons résultats.

La fin du papier ?

Pour autant, la fin du prospectus papier n’est pas encore déclarée. Il existe encore une grande partie de la population qui y est attachée. Les grandes surfaces vont sûrement continuer à les utiliser, confortées par un récent sondage du CREDOC (Centre d’études et de recherche pour les conditions de vie) indiquant que 81% des sondés se rendent dans un magasin dans les trois mois après avoir lu un prospectus ou catalogue.

Les jours du papier ne sont pas comptés, mais au fur et à mesure que les distributeurs maîtriseront mieux les outils digitaux, il est possible qu’il finisse par disparaître.