Colposcopie ? Qu’est-ce que c’est que çà ?

Un mot souvent entendu dans les séries médicales de la télévision, ou entendu prononcer par une personne, sans savoir réellement de quoi il est question.
Il est vrai que le domaine médical fait peur et que l’on évite de s’aventurer sur des terrains qui pourraient nous faire peur. Je vais donc essayer de vous expliquer ce qui se cache derrière ce terme sans tomber dans le pathos.
Attention tout d’abord à ne pas confondre: il y a la coloscopie et la colposcopie. La première peut concerner tout le monde et est donc très « connue » alors que la seconde ne concerne que les femmes, et est donc moins « connue ».
La colposcopie est l’étude de la morphologie du col utérin et du vagin au moyen d’une loupe binoculaire qui grossit de vingt à cinquante fois, selon les appareils et les optiques choisies pour cet examen médical.

Lors de la colposcopie dans une clinique privée ou dans un établissement public, il y a différentes phases ( selon Wikipedia ):
– Examen sans préparation du col utérin avant et après nettoyage avec un coton sec
Parfois, il faut utiliser des écarteurs spécifiques pour explorer convenablement la jonction exo-endocervicale (spéculum de Koogan)
L’examen du col utérin sous agrandissement optique et après utilisation de filtres de lumière spécifiques, on peut mettre en évidence et étudier les réseaux de micro-vaisseaux sanguins qui se trouvent sur la surface de l’exocol (la partie intra-vaginale du col utérin), les anomalies de ces réseaux (la néovascularisation et l’anarchie de répartition) permettent de localiser les zones anormales de l’exocol et de la zone de jonction.
-Examen après application d’acide acétique à 2 % : les anomalies des revêtements du col utérin apparaissent (elles prennent une coloration blanchâtre grâce à la coagulation des protéines : zone blanche, mosaïque, base…) ;
-Examen après badigeonnage du col utérin au lugol (test de Schiller) : le lugol se fixe sur le revêtement normal de l’exocol porteur de glycogène (complexe de sucres), cette fixation colore l’exocol en couleur brunâtre sauf les lésions du revêtement de l’exocol qui sont dépourvues de glycogène et qui ne prennent pas cette coloration (test négatif).
– Biopsie colpoguidée du col utérin : suite à l’ensemble des observations précédentes, le médecin peut parfois juger nécessaire de réaliser des biopsies au niveau des zones lésionnelles individualisées, ces biopsies sont effectuées à l’aide des pinces à biopsies inventées pour cet acte.

C’est cet examen qui permet de déterminer si une femme souffre d’un cancer du col de l’utérus et donc de le soigner au plus vite, après une IRM pour connaître état d’avancement de la maladie.